L’Etoile – A Star on Prince Street, Chapter 8

Two years ago, Louise Peloquin began sharing excerpts from L’Etoile, a French-language newspaper published in Lowell from 1886 to 1957. At my urging, she has agreed to compile some of her previous posts with added contextual information into a book manuscript to be called, L’Etoile: A Star on Prince Street. Starting this week, Louise will present draft chapters from the book in serial form here on the blog. Today, we have another installment.

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L’Etoile – A Star on Prince Street

Chapter 8 – Defending Lowell’s Industries

By Louise Peloquin

Chapter 7 showed us that L’Etoile covered all kinds of local stories.  What identified Lowell from the very beginning is the story of its industries. Here is a front page feature on the importance of defending them.

 

LEtoile, February 21, 1925

“Il faudrait que Lowell conservât ses industries.

Nos grandes industries locales ont une tendance à émigrer. La Chambre de Commerce et les corps publics se liguent pour opposer un barrage. Un Comité général qui veillerait aux intérêts de la ville et de sa population.

Lowell va lutter pour conserver ses industries intactes. Hier soir, huit membres du Conseil de ville, le procureur de la ville, représentant le maire, et le Comité des affaires municipales de la Chambre de Commerce se réunirent à la salle de la Chambre, et, après une longue discussion sur les moyens à prendre, adoptèrent à l’unanimité une politique nouvelle dans les annales de la ville.

Un comité général, en lui-même non officiel et sans pouvoir, sera proposé au Conseil de ville, à la prochaine assemblée. Ce comité sera composé de conseillers, probablement le comité de finances, de quelques représentants des citoyens choisis par le maire, et de membres de la Chambre de Commerce pour représenter le domaine organisé du commerce et de l’industrie. Il coopérera en donnant au gouvernement de la ville des jugements et des opinions au sujet des dépenses spéciales proposées pour la ville, qui affecteront bien le taux de la taxe et l’évaluation des propriétés. Il offrira toutes les ressources expertes locales pour aider au Conseil et au maire dans l’administration municipale. Et on espère qu’il aura pour résultat d’exciter et de maintenir parmi le public un intérêt intelligent dans les affaires municipales.

La raison de ce movement est que nos industries tendent à aller s’établir ailleurs et que

d’hier soir. Les membres du gouvernement municipal présents étaient les conseillers Gallagher, Preston, Chrétien, Dickson, Chadwick, Thomas, McPadden et Cosgrove, et le procureur Reynolds. Après le souper, le président MacPhie traça les grandes lignes de la situation que la Chambre de Commerce doit envisager à propos des industries locales établies déjà et de celles en perspective. Il déclara qu’il était temps de combattre l’émigration de cette ville des vieilles industries qui sont ici depuis longtemps. Il cita le déménagement du Bigelow-Hartford, de la Lamson Co., et probablement le prochain départ de l’Appleton Co.

Il dit qu’il ne s’agissait pas de panique, mais qu’il fallait prendre la chose au sérieux et trouver un moyen d’encourager nos industries. Les filatures locales paient un cinquième des taxes municipales et emploient 20,000 personnes. Ceci devrait encourager le public à faire un effort réel pour les conserver.

On convient en général qu’un bon moyen d’aider à la situation serait de pratiquer l’économie dans l’administration de la ville. On veut assurer l’avenir de nos industries et offrir un encouragement attrayant aux nouvelles industries qui voudraient s’établir ici.”

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“Lowell must keep its industries.

Our large local industries tend to emigrate. The Chamber of Commerce and public bodies are coming together to oppose an obstruction. General committee to look after the interests of the city and its population.

Lowell will fight to keep its industries intact. Last night, eight City Council members, the district attorney representing the mayor and the Chamber of Commerce City Affairs Committee met in the Chamber of Commerce hall. After a lengthy discussion, they unanimously adopted a policy, unprecedented in the annals of the city.

A general committee, in itself non-official and without power, will be introduced during the next City Council meeting. This committee, composed of counsellors, probably the finance committee and several citizen representatives chosen by the mayor and Chamber of Commerce members to represent business and industry. It will provide the City government with findings and opinions on recommended special city expenses which will definitely affect tax rates and property assessments. It will offer all of the local expert resources to assist the Council and the Mayor in city administration. We hope the result will maintain and boost the public’s keen interest in city affairs.

This movement began as a response to industrial relocation, a trend which is endangering our city’s development and prosperity.

President Elmore I. McPhie of the Chamber of Commerce chaired last night’s meeting. Were present City Council members Gallagher, Preston, Chrétien, Dickson, Chadwick, Thomas, McFadden, and Cosgove and district attorney Reynolds. After dinner, president McPhie outlined the situation the Chamber of Commerce is facing concerning well-established local industries as well as future ones. He declared that it was high time to combat the relocation of long-established local industries and mentioned the departure of Bigelow-Hartford, Larson Co. and, probably next, Appleton.

He said that panicking was not in order. However, the situation must be taken seriously and a means must be found to encourage our industries. The local mills pay one fifth of the city’s taxes and employ 20,000 people. This should encourage the public to make a real effort to keep them.

People generally agree that measures of savings in city administration would be a good means to improve the situation. We want to guarantee the future of our industries and offer attractive incentives to new industries thinking of establishing here.”

 

Published three weeks after the above article, the following editorial raises questions about the future of Lowell’s industries.

 

L’Etoile, March 12, 1925

“Nos Industries.

Des personnes qui ont vu arriver les industries cotonnières locales opinent à croire que les taxes qu’elles paient au gouvernement municipal sont réellement trop élevées. Elles ne voudraient pas pour tout l’or du monde que s’exécutât cette menace de quelques industriels de transporter leur pénates dans le sud des Etats-Unis, tout particulièrement dans l’Etat de l’Alabama. Elles ont souhaité cette enquête sur le présent système de taxes que doit bientôt commencer le comité industriel nommé à cet effet. Tous ceux qui sont intéressés, de quelque façon, dans le problème industriel, devront faire confiance à ce comité qui se compose, en vérité, des représentants de tous les éléments qui dépendent, pour ainsi dire, des filatures de coton: manufactures, professionnels, marchands et ouvriers. Des membres du conseil municipal et de la Chambre de commerce les aideront dans leur tâche et, avant de conclure prématurément, il faudra attendre le rapport de cette enquête qui devrait être faite le plus minutieusement  et le plus scrupuleusement possible.

Bon nombre de citoyens toutefois ne croient pas au départ des filatures cotonnières aux profit des villes du Sud. Ils seraient d’avis que ce n’est qu’un mouvement lancé par quelques industriels intéressés à la faveur de la présente crise industrielle et financière et, partant, du marasme qui sévit dans le commerce d’exportation à l’étranger, marasme qui persiste à cause du peu de valeur des monnaies européens.

En tous cas, attendons les résultats de cette enquête qui, nous le répétons, devra être probante, basée sur des données concrètes et non sur l’à peu près et le vague.

Personne ne mettra entrave aux enquêteurs, nous croyons bien; par contre, ils devront se tenir éloignés de toute influence indue ou trop intéressée.”

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“Our Industries.

Those who have seen the local cotton industries arrive and prosper here in Lowell believe that city taxes are really too high. Not for all the gold in the world would they like some manufacturers’ threat to relocate to the United States South, particularly to the State of Alabama, to come true. They have wanted the special committee to carry out an investigation on the present tax system. All those who are interested, in one way or another, in the industrial problem, will have to trust this new committee composed of true representatives of all cotton mill players: manufacturers, professionals, merchants and workers. City council members and the Chamber of Commerce will assist them and, before prematurely coming to a conclusion, it will be necessary to wait for the report of an investigation conducted as minutely and as scrupulously as possible.

However, a great many citizens do not believe the cotton mills will move to cities in the South. They believe that this is a movement launched by manufacturers interested in taking advantage of the present industrial and financial crisis and a persistent exportation slump due to low European currency values.

In any case, let us wait for the results of the investigation which, we repeat, should be conclusive and based on concrete data, not on approximation and vagueness.

We believe that no one will obstruct the investigators. Nonetheless, they will have to remain far from all unreasonable or overly-interested influence.

 

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