L’Etoile – A Star on Prince Street, Chapter 7

Two years ago, Louise Peloquin began sharing excerpts from L’Etoile, a French-language newspaper published in Lowell from 1886 to 1957. At my urging, she has agreed to compile some of her previous posts with added contextual information into a book manuscript to be called, L’Etoile: A Star on Prince Street. Starting this week, Louise will present draft chapters from the book in serial form here on the blog. Today, we have another installment.

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L’Etoile – A Star on Prince Street, Chapter 7

The Star Highlights Lowell Stories

By Louise Peloquin

This chapter presents 6 examples of how L’Etoile cast its light on local news.

The first two articles demonstrate how “The Spindle City” has always known how to manage large crowds as the unfailing success of the Lowell Folk Festival attests. Started in 1990, and after two years as the National Folk Festival, it is the longest-running, second-largest free folk festival in the United States. Every July, thousands flock to Lowell. Only Seattle’s Northwest Folklife is larger.

These century-old excerpts bear witness to the Lowellians’ long-standing reputation for extending warm welcomes:

 

L’Etoile, October 30, 1917

Le Congrès de l’industrie textile

Grande parade ouvrière hier soir. L’établissement d’une échelle uniforme de salaires dans les filatures sera à l’ordre du jour à une prochaine séance.

La convention des United Textile Workers of America se continue aujourd’hui à la salle des Elks, rue Middle. Il y a plus de 150 délégués présents.

La parade qui a eu lieu hier soir a obtenu un bon succès. Il y avait environ mille membres de nos unions textiles dans les rangs. Le départ a eu lieu à 7h et l’on a suivi un itinéraire dans rues principales de la ville, illuminées en divers endroits par des feux de Bengale.

A l’hôtel de ville, le défilé a été passé en revue par le maire et les échevins, à l’exception bien entendu de l’échevin Francis A. Warnock, qui est président honoraire de l’union textile locale et qui était en tête de la parade.

Les femmes qui sont délégués à la convention ont paradé en automobile.

Les réparateurs de métiers étaient les plus nombreux dans les rangs. Ils étaient au nombre de six cents probablement. Les ‘dresser tenders’ avaient environ cent membres dans les rangs et les fileurs de laine étaient au nombre de 150.

Après la parade, il y eut réceptions dans les diverses salles des unions ouvrières et l’on y a servi des rafraîchissements. Nombre de discours ont été prononcés.

La convention s’est ouverte de nouveau à 9h ce matin et le président de l’union internationale, John Golden, a donné lecture de son rapport annuel qui est des plus encourageants, indiquant que l’union se propage rapidement par tout le pays, ainsi qu’au Canada.

Le secrétaire-trésorier a aussi présenté son rapport annuel, qui est aussi des plus satisfaisants.

Ces deux rapports et les quelques discours qui les ont accompagnés ont pris toute la session de l’avant-midi.

Interviewé sur la question des salaires, le président Golden, qui est un des chefs ouvriers les plus conservateurs du pays, a déclaré que la question des salaires serait ajoutée à la convention ces jours-ci, mais il ne pouvait dire d’avance quelles seraient les décisions qui seraient prises. Divers rapports seront soumis sur la situation dans les diverses parties du pays et comme on ne connaît pas encore la nature de ces rapports, il est difficile de dire quelle décision sera prise. M. Golden croit cependant que l’on essaiera d’établir une échelle plus uniforme de salaires. On se basera néanmoins sur les conditions différentes qui existent en certains endroits.”

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Textile Industry Congress

     Large workers’ parade last night. Establishing a uniform wage scale in textile mills will be on the agenda of an upcoming session.

     The convention of the United Textile Workers of America continues today in the Elks room on Middle Street with more than 150 delegates in attendance.

     Last night’s parade was a huge success. Approximately 1000 members of our textile unions were among the ranks. Departure was at 7 o’clock. Then the parade followed an itinerary in the city’s principal streets, illuminated here and there by Bengal light sparklers and flares.

     At City Hall, the parade was ceremoniously inspected by the mayor and aldermen, with the exception, naturally, of alderman Francis A. Warnock, honorary president of the local textile union at the head of the cortège.

     Woman delegates to the convention filed in automobiles.

     Most numerous in our ranks were the 600-odd loom repairers. In addition, about 100 dresser tenders and 150 wool spinners paraded.

     Afterwards, refreshments were served at receptions in various worker union rooms. Numerous speeches were pronounced.

     The convention opened again at 9 this morning and the president of the International Union, John Golden, read his annual report. It was quite encouraging and indicated that the union is rapidly growing in the whole country as well as in Canada.

     The secretary-treasurer also presented a most satisfactory annual report.

     These two reports and the few accompanying speeches filled the entire morning session.

     Interviewed on wages, president Golden, one of the country’s most conservative worker leaders, declared that the wage question would be discussed in the coming days but that he could not say in advance what decisions would be taken. Different reports will be submitted on the situation of the different parties in the country. Since we do not yet know the nature of these reports, it is difficult to say what will be determined. However, Mr. Golden believes that an attempt at establishing a more uniform wage scale, based on the various conditions in diverse locations, will materialize.”

 

L’Etoile, November 5, 1917

Clôture de la convention textile.

Des mesures sont prises pour empêcher la baisse des salaires après la guerre actuelle. La moralité de la population de Lowell est reconnue.

La convention des unions textiles s’est terminée samedi soir.

On a pris quelques décisions importantes. La principale est celle qui pourvoit à ce que les officiers internationaux envoient un délégué à chacune des unions locales pour donner à celles-ci des instructions touchant la création d’un fonds, pour se préparer contre la baisse des salaires par les manufacturiers pendant et après la guerre. On vise à ce que les salaires ne soient jamais diminués.

On a décidé de déclarer une grève générale dans les filatures de Philadelphia si celles-ci ne révoquent pas sans retard l’avis qu’elles ont affiché ces jours-ci à l’effet qu’un employé devra donner 15 jours d’avis avant d’abandonner l’ouvrage, sinon son nom sera inscrit sur un tableau noir et aucune autre filature ne devra l’engager.

  1. Stevenson de Toronto a fait adopter une résolution pourvoyant à ce que les unions textiles du Canada s’affilient au Trade and Labor Congress d’Ottawa.

Avant de clore la convention, on a présenté des coupes ou autres cadeaux à l’échevin Francis A. Warnock; à John Hanley; à Frank T. Mullin de cette ville; à Jesse Walker, de Cohoes N.Y. et à Mme. Sara A. Conboy, de Roxbury.

On a voté des remerciements à la presse et au public de Lowell et on a déclaré que la convention de Lowell est la plus belle que l’on ait encore eue. Les délégués sont d’avis que Lowell est une ville des plus morales,  si l’on considère sa population.”

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Textile Convention Closing

Some measures were taken to prevent wage decreases after the present war. The morality of the Lowell population is recognized.

     The textile union convention closed on Saturday night.

     Several important decisions were taken. The main one provides that the international officers send a delegate to each local union to facilitate the creation of a fund to prepare for a manufacturer-imposed wage decrease during and after the war.

     A general strike in the Philadelphia textile mills was decided if an immediate revocation of a recently-posted notice did not occur. This notice states that an employee must give a 15-day notice before leaving his job if he does not want his name listed on a blackboard and be prevented from working in any other textile mill.

     Mr. Stevenson of Toronto had a resolution adopted stating that each textile union in Canada must join the Ottawa Trade and Labor Congress.

     Before closing the convention, trophies, awards and other gifts were presented to alderman Francis A. Warnoch; John Hanley; Frank T. Mullen of Lowell; Louis Walker of Cohoes, N.Y. and to Madam Sara A. Convoy of Roxbury.

     A vote of thanks was extended to the press and to the public of Lowell along with a declaration that the convention of Lowell was, up to the present time, the best that the delegates had ever had. They expressed the opinion that Lowell is a city among the most moral, if one takes into consideration its population.”

L’Etoile was a powerful vehicle of the “buy local” rallying cry. Since the time Lowell was called “The Venice of America,” the city has prided itself on promoting its products. The following two articles show how long-ago Lowell touted its products.

 

L’Etoile – September 2, 1924

Les Produits de nos filatures

Le comité des marchands au détail de la Chambre de Commerce est à tirer des plans pour l’observation de la ‘Semaine de la Nouvelle-Angleterre.’

Les marchands de la ville veulent célébrer l’observation de la ‘Semaine de la Nouvelle-Angleterre’ en ville et c’est à cet effet que leur comité de la Chambre de Commerce eut une réunion hier pour faire des préparatifs. Il n’y a pas encore de plan définitif mais on poussa l’affaire de l’avant, et on songe sérieusement à donner une belle démonstration pour le public de Lowell.

Les marchands vont demander aux industriels locaux et à ceux des villes voisines de leur fournir des matériaux fabriqués dans nos filatures pour les exhiber dans leurs vitrines. Des arrangements ont déjà été faits de ce côté-là et sur ce point-là, on est prêt à observer cette semaine-là.

Les marchands ont étiqueté leur marchandise venant de divers endroits dans la Nouvelle-Angleterre de sorte que les clients pourront se rendre compte de la bonté des étoffes fabriquées en ville ou ailleurs dans notre voisinage.

Le plan définitif sera annoncé dans les journaux et les gens de Lowell pourront ainsi prendre part à la célébration.”

Les directeurs de l’affaire disent qu’en se servant nous-mêmes de nos produits et en les vantant, on attirera le commerce d’ailleurs.”

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The Products of Our Mills

The Chamber of Commerce retail merchant committee is about to set up a plan to observe ‘New England Week.’

     City merchants want to celebrate ‘New England Week’ downtown. Yesterday, their committee at the Chamber of Commerce held a meeting to make preparations. Committee members have not yet come up with a final plan. However, things are progressing and they are seriously working on putting together a beautiful public demonstration for the community.

     The merchants have asked industries from Lowell and vicinity to furnish them with products manufactured in our mills in order to exhibit them in shop windows. In this regard, arrangements have already been made and everything is ready to observe ‘New England Week.’

     Merchants have labeled their merchandise from various places in New England in order that customers recognize the quality of the fabrics made in Lowell and vicinity.

     Newspapers will announce the final plan thus allowing Lowellians to participate in the celebration.

     Business leaders maintain that by using and promoting our own products, we will attract customers from outside Lowell.”

 

L’Etoile, September 16, 1924

L’Etalage de produits de la Nouvelle-Angleterre

Plusieurs des marchands de Lowell se sont mobilisés, anxieux d’observer la ‘Semaine de la Nouvelle-Angleterre’ car hier ils ont changé leurs vitrines et se sont empressés d’étaler à la vue du public des produits de la Nouvelle-Angleterre.

Des centaines de gens ont été surpris de voir dans les vitrines de nos marchands que tant de produits sont manufacturés dans les filatures de Lowell.

Les plus fameuses exhibitions sont celles chez A.G. Pollard Co., Bon Marché Dry Goods Co., le 2o0th Century Shoe Store, le Walk Over Shoe Store, L’Alberton Furniture Co., la Robertson Furniture Co., et A.E.O’Heir. Dickerman and McQuade ont des bas Shawmut, des sous-vêtements de Lowell et des appareils de jeux de la Nouvelle-Angleterre.

Toutes les filatures de la ville sont représentées dans les divers magasins de Lowell. Les modèles de 1925 de certaines de nos manufactures sont vus dans les vitrines en ville. Les filatures Booth, Merrimack, Appleton, Hamilton, Massachusetts, Tremont, Suffolk, Lawrence et autres ont des produits chez A.G. Pollard Co.

Tous ces produits resteront dans les vitrines de nos marchands toute cette semaine. Ils donneront une idée de l’excellence des produits de la Nouvelle-Angleterre. Certains des magasins ont des articles de divers endroits de la Nouvelle-Angleterre.

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New England Products on Display

Many Lowell merchants are eager to observe ‘New England Week’ because yesterday they changed their shop window displays and lost no time laying out New England products for the public to view.

     Hundreds of people were surprised to see so many products made in Lowell mills.

     The most famous exhibits are at A. G. Pollard Co., Bon Marché Dry Goods Co., the 20th Century Shoe Store, the Walk Over Shoe Store, the Alberton Furniture Co., the Robertson Furniture Co., and A.E. O’Heir. Dickerman and McQuade carry Shawmut stockings, undergarments from Lowell and game machines from New England.

     All of the city’s mills are represented in the various Lowell stores. Certain 1925 models are displayed in downtown shop windows. A.G. Pollard Co. carries products from Booth, Merrimack, Appleton, Hamilton, Massachusetts, Tremont, Suffolk, Lawrence and other mills.

     All of these products will remain on display all week. They will give an idea of the excellence of New England products. Certain stores carry items from different places in New England.”

 

On April 15th 2019, the following headline appeared in the New York Times: “Fire Mauls Beloved Notre-Dame Cathedral in Paris.” What Jack Kerouac called, in his novel Maggie Cassidy, Lowell’s “ponderous Chartres Cathedral of the slums” would have suffered a similar fate 95 years earlier were it not for a young woman’s acuity and responsiveness.

Here is L’Etoile’s front-page coverage of this breaking news.

L’Etoile, October 31, 1924

On tente d’incendier l’église

 

Est-ce folie ou est-ce un crime?

     Un inconnu tente d’incendier l’église Saint-Jean-Baptiste mais son geste incendiaire est perçu par une jeune fille faisant ses dévotions. Une allumette enflammée sur du pétrole répandu sur le plancher.

C’est la deuxième tentative depuis quelques jours.

La magnifique église Saint-Jean-Baptiste qui, le 21 novembre 1912 fut pratiquement détruite par un incendie, faillit subir le même sort ce matin lorsqu’un incendiaire que l’on croit être un pyromaniaque, tente de mettre le feu après avoir arrosé d’une quantité de pétrole le plancher et le bas des murs.

La nouvelle de cette tentative odieuse s’est répandue avec rapidité dans la ville et a causé un émoi considérable parmi toute la population. Il est fort probable que si l’incendiaire eut le temps d’accomplir son oeuvre, nous aurions encore une fois à raconter les tristes détails d’une conflagration semblable à celle de 1912.

D’après les détails que nous avons appris ce matin, il semble que l’incendiaire pénétra dans l’église entre 9h30 et 10 heures et qu’il demeura pendant quelque temps agenouillé ou assis dans le choeur de chant du soubassement de l’église. Il y avait à ce temps quelques personnes dans l’église.

Un peu après 10 heures, une demoiselle qui faisait les dévotions du Chemin de la Croix, regarda dans la direction du choeur et vit l’étranger allumer une allumette et la jeter sur le plancher.

La demoiselle en question eut la présence d’esprit de courir au presbytère St-Joseph et d’avertir les pères. Lorsque ces derniers arrivèrent à l’église, l’incendiaire était disparu. Les pères virent de suite qu’une quantité de pétrole avait été versée sur le plancher et le long des murs près des confessionnaux derrière l’église.

Les autorités policières furent immédiatement avertis, et quelques minutes plus tard, le sergent Phillip Dyer et les agents Joseph L. Lamoureux et Daniel M. Lynch arrivaient sur les lieux. Ils firent des recherches partout dans les environs, mais comme ils n’avaient aucun signalement de l’inconnu, leurs recherches furent inutiles.

Les policiers ont constaté que des allumettes avaient été allumées et jetées sur le plancher mais, chose remarquable, le pétrole n’avait pas pris feu.

L’on rapporte que cette tentative d’incendiarisme est la deuxième qui ait eu lieu en moins d’une semaine. Il y a quelques jours, des guenilles imbibées de pétrole furent trouvées dans l’escalier qui conduit au choeur de chant de l’église supérieure.

Les autorités policières ont commencé une enquête et feront tous les efforts possibles pour opérer l’arrestation du coupable. D’après les indications, il semble que les deux tentatives ont été accomplies par le même homme.”

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Someone tries to set fire to the church

Is it insanity or is it a crime?

     An unknown individual tries to set fire to Saint-Jean-Baptiste church but the act of arson is perceived by a young woman performing her devotions. A lit match on gasoline poured on the floor.

     This is the second attempt in several days.

     The magnificent Saint-Jean-Baptiste church which, on November 1912, was almost devastated by fire, nearly met the same fate this morning when an arsonist believed to be a pyromaniac, tried to set fire after having doused the floor and lower walls with a quantity of gasoline.

     The news of this heinous attempt spread rapidly across the city and caused considerable emotion within the entire population. It is highly likely that, had the arsonist had the time to accomplish his work, we would once again have to recount the sad details of a blaze similar to that of 1912.

     According to the details we have gathered this morning, it seems that the arsonist penetrated into the church between 9:30 and 10 and stayed there for a while kneeling or sitting in the choir area of the church basement. There were a few people in the church at the time.

     Shortly after 10, a young lady doing the Way of the Cross devotions looked in the direction of the choir and saw the stranger light a match and throw it on the floor.

     The young woman in question had the presence of mind to run to St.-Joseph rectory to warn the priests. When they arrived, the arsonist had disappeared. The priests immediately saw that gasoline had been poured onto the floor and along the walls close to the confessionals in the back of the church.

     The police authorities were immediately notified and, a few minutes later, Sargent Phillip Dart and agents Joseph L. Lamoureux and Daniel M. Lynch arrived on the scene. They investigated everywhere in the surroundings but, since they had received no reports on the unknown person, their research was useless.

     The police officers noticed that matches had been lit and thrown onto the floor but, remarkably, the gasoline had not caught fire.

     It is reported that this attempted arson is the second to take place in less than a week. A few days ago, rags soaked in gasoline were found in the staircase leading to the choir loft of the upper church.

     Police authorities have begun an investigation and will make all possible efforts to arrest the culprit. According to indications, it seems that the two attempts were executed by the same individual.”

 

L’Etoile largely covered Lowell’s centennial celebrations with articles on planning the schedule, establishing budgets, organizing events, entertaining guest personalities, ensuring safety and celebrating in style. Here is one of the many articles the paper published to wish a happy 100th birthday to the town become a city:

 

L’Etoile, March 1, 1926 front page

Lowell est en liesse

On estime que le quart de la population prend part aujourd’hui, d’une manière ou d’une autre, aux trois diverses phases de la grande fête du 100ème anniversaire de l’incorporation de la ‘town’ de Lowell. Grandiose cérémonie à l’Auditorium cet après-midi transmise par WEEI.

Bal à l’auditorium magnifiquement décoré ce soir.

On compte qu’un grand total d’environ 30,000 personnes prendront part aujourd’hui aux trois diverses phases de la célébration du centenaire de l’incorporation de la ‘town’ de Lowell.

Ce matin, des milliers d’enfants assistaient aux cérémonies commémoratives qui se déroulaient, à 9h30, à l’Auditorium Memorial, à l’Auditorium Cyrus W. Irish de la High School et dans les diverses salles et classes des autres écoles de la ville.

Cet après-midi, à l’heure où nous allions sous presse, c’est-à-dire à 2 heures, un auditoire compact s’était rassemblé à l’Auditorium Memorial pour assister au plus grandiose programme de chant, de musique et de discours que l’on ait jamais vu à Lowell. Le programme est transmis à un auditoire incalculable par tout l’Est du pays par le poste de radio WEEI de Boston. C’est la première fois qu’un événement quelconque se déroulant à l’Auditorium est transmis par radio par un poste de première importance.

Ce soir, à 8h15, il y aura un grand bal à l’Auditorium Memorial. L’un des plus curieux décors de la soirée sera l’énorme gâteau d’anniversaire illuminé de 100 chandelles. Le gâteau sera sur la scène. Il est si grand qu’un homme peut se cacher complètement derrière sans être vu. Ce gâteau est relativement peu cher, considérant sa grosseur, et surtout le fait que la crème qui l’orne est de la crème véritable. Un pâtissier expert a travaillé toute la journée d’hier à ce gâteau.

Les directeurs prient le public de bien remarquer que c’est la première fois que Lowell est honoré, à son Auditorium, d’une émission par un poste du calibre de WEEI. Cette station, pour bien exécuter sa tâche, a dû apporter à Lowell un outillage de $2,000 qu’elle a installé dans l’un des appartements de la promenade du balcon. C’est de cet appartement que l’annonceur A.F. Edes, l’un des meilleurs d’Edison Light, transmettra le programme à Worcester, d’où il sera relayé à Boston au poste central.

  1. Edes aura un récepteur à l’oreille et un transmetteur devant la bouche. Il parlera à voix basse à un moniteur assis, et, pareillement outillé, dans un fauteuil en arrière du parquet. Le moniteur relayera le programme à M. Edes et ce dernier, par un seul tour de bouton, fera entendre tout le programme au vaste auditoire.

Au bal de ce soir, les personnes détenant des billets seront admises à la porte de la rue East Merrimack de 8h15 à 8h45. A cette dernière heure, les portes principales seront ouvertes à la masse ne possédant pas de billets, et tout le public sera admis jusqu’a l’heure où le chef des pompiers M. Saunders, qui a la responsabilité légale en la matière, annoncera à la police que la salle est remplie à sa capacité.

Même après ça, la police tiendra un compte soigné de tous les sortants, car on s’attend à ce que beaucoup de personnes quittent la salle après le concert, ou après les exhibitions de danse, et la police permettra ensuite aux retardataires d’entrer dans la salle proportionnellement au nombre des sortants.

L’Auditorium offre un aspect tout-à fait différent depuis la construction des deux estrades temporaires. Beaucoup de personnes commencent même à demander maintenant que l’on conserve en disponibilité ces deux estrades pour s’en servir de nouveau plus tard lorsque l’occasion s’en présentera, pour des graduations par exemple.

C’est au département des Edifices et Terrains de la Ville de Lowell que l’on doit attribuer la construction de ces estrades. Elles sont très bien faites, avec crochets et boulons pour les consolider. On n’a qu’à déboulonner les estrades pour les démonter et les mettre en entrepôt pour tout besoin futur. Les deux estrades auront été enlevées en temps pour le bal de ce soir.

Carl B. Wenigman du Bon Marché, président du comité sur les décors, avait la direction des décors de la salle, et c’est Sam Lemieux, l’artiste décorateur de vitrines du Bon Marché qui, avec ses assistants, a fait le travail des décors. M. Lemieux a travaillé toute la journée hier.

Il y a tout juste ce qu’il faut de décors pour ajouter à la beauté de l’Auditorium, et rien qui lui enlève la beauté de ses lignes simples. Il y a au-dessus de la scène un gros lampadaire électrique, tandis que tout autour des balcons se trouvent des banderoles: ‘1826 – Centenaire de Lowell – 1926.’ Des fleurs, des drapeau et d’énormes vases complètent le décor.

Plusieurs rumeurs ont circulé sur la façon dont on entretiendrait les hôtes de la ville entre les cérémonies de l’après-midi et le grand bal de ce soir. Les directeurs annoncent officiellement qu’il y aura seulement un simple dîner aux quartiers généraux de la Légion après les cérémonies de cet après-midi et que les membres du Comité exécutif seront présents pour entretenir leurs hôtes.”

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Lowell is jubilant

     It is estimated that one fourth of the population is participating today, one way or another, in the three different phases of the big 100th anniversary celebration of the incorporation of the town of Lowell.

     Grandiose ceremony at the Auditorium this afternoon broadcast by WEEI.

     Ball at the magnificently decorated auditorium this evening.

     We count a total of approximately 30,000 people expected to participate today in the various centennial events to celebrate Lowell’s incorporation as a town.

     This morning at 9:30, thousands of children attended the commemorative ceremonies at the Cyrus W. Irish High School Memorial Auditorium and in different rooms and classes of the other city schools.

     This afternoon, as we go to press at 2, a compact audience is gathered at Memorial Auditorium for the most grandiose choral, musical and speech program Lowell has ever had. The program is broadcast by WEEI radio Boston to an innumerable audience up and down the East coast. It is the first time a Memorial Auditorium event is transmitted by a major station.

     This evening, at 8:15, a grand ball will be held at Memorial Auditorium. One of the evening’s most unusual decorations will be an enormous birthday cake, lit by 100 candles and displayed on stage. It is so big that a man can hide behind it without being seen. This cake is relatively inexpensive considering its size and its decoration made of real cream. An expert pastry chef worked on it all day yesterday.

     The directors ask the public to take special note of the fact that this is the first time Lowell is honored in its own auditorium by a radio station as reputable as WEEI. To properly fulfil its task, WEEI had to bring $2,000 worth of equipment to Lowell and install it in one of the apartments off of the balcony. From this location, newscaster A.F. Edes will transmit the program to Worcester where it will be relayed to the central station in Boston.

      Mr. Edes, seated in the rear, will have a headset, a microphone and, with one press of a button, will broadcast the entire program to a vast audience.

      At the ball tonight, ticket holders will be admitted at the East Merrimack street entrance from 8:15 to 8:45. Afterwards, the main doors will open to those without tickets. The public will be admitted until Fire Chief Saunders informs the police that the room is filled to capacity.

     Even afterwards, the police will carefully take into account all of the people leaving because it is expected that many will exit the room after the concert or after the dance demonstrations. Then, the police will allow latecomers to enter proportionately to the number having left.

     The Auditorium has a different look since the construction of two temporary stages. Many people are even beginning to request that the two stages be kept available for later use when the opportunity comes up, for graduations for instance.

     The city’s Buildings and Grounds Department constructed these stages. They are very well-built, with hooks and bolts to consolidate them. Unbolting suffices to disassemble the stages and store them for future use. The two stages will have been removed in time for this evening’s ball.

     Carl B. Wenigman of Bon Marché, president of the decoration committee, directed the hall decorating. Bon Marché decorator-artist Sam Lemieux and his assistants worked on the decor. Mr. Lemieux worked all day yesterday.

     There are just enough decorations to add beauty to the Auditorium and nothing takes away from the elegance of its simple lines. Above the stage there is a large electric lamp while around the balconies float banners with ‘1826 – Lowell Centennial – 1926.’ Flowers, flags and enormous vases complete the decor.

     Many rumours circulated about how the city’s guests would be entertained between the afternoon ceremonies and the grand evening ball. The directors officially announced that only a simple dinner would be held in the Legion headquarters after the afternoon ceremonies and that the Executive committee members present would entertain their guests.

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